1 employé sur 3 autorisé à travailler à domicile par son patron

Le travail flexible loin d'être généralisé durant l'été

Bruxelles – 13 juillet 2017 - Profiter du beau temps cet été pour travailler depuis son jardin ou sous la véranda ? Une séance de télétravail dans un bar branché ou un espace de coworking à proximité ? Certes, le télétravail gagne en popularité depuis quelques années, mais seul 1 employé sur 3* y est (occasionnellement) autorisé. Bien peu d'entreprises fixent des accords clairs pour leur personnel autorisé à travailler à domicile ou à distance.

Le travail devient de plus en plus flexible : il n'est plus pris sous le carcan de lieux et d'horaires inamovibles comme autrefois, mais de plus en plus souvent conditionné par des horaires flottants, et ce à domicile ou sur un site tiers. C'est pourquoi Tempo-Team a interrogé 1050 travailleurs et employeurs quant aux possibilités du travail flexible offertes par leur entreprise. Les résultats révèlent que la "Nouvelle méthode de travail", également nommée flexi-travail, est loin d'être généralisée dans les entreprises du pays, car seulement 1 sur 6 semble l'encourager. D'ailleurs, seul un tiers des entreprises autorise occasionnellement son personnel à travailler à domicile (par exemple durant les vacances), et moins de 1 sur 5 permet le travail sans mesure du temps. Les horaires flottants sont un peu souvent à l'ordre du jour : 4 sociétés sur 10 y recourent. Le travail flexible est davantage ancré dans les grandes entreprises et le nord du pays que dans les PME et le sud. Flexibilité et liberté de travail sont deux aspects très importants : 1 travailleur sur 2 préfère choisir ses horaires lui-même et plus de 6 sur 10 déterminent leur propre planning. Le choix du lieu de travail est surtout prisé par les employés de moins de 35 ans.

"Choisir l'heure et le lieu du travail est devenu beaucoup plus fréquent ces dernières années, le travail à distance ou à domicile a donc encore un réel potentiel de croissance. Même si nous sommes conscients qu'il ne convient pas à tout le monde, son principal avantage consiste à permettre aux employés de mieux harmoniser leurs activités professionnelles avec leur vie privée. Il peut apporter une solution aux difficultés de garde d'enfants auxquelles sont fréquemment confrontés les parents durant les grandes vacances, vu la fermeture des écoles et des crèches", explique Valérie Denis, manager CSR chez Tempo-Team.

Accords et équipements

On remarque également que peu d'entreprises prévoient les équipements nécessaires pour le flexi-travail : seul 1 employé interrogé sur 3 déclare disposer d'un ordinateur portable, d'un smartphone et d'un accès Internet ou réseau à distance fournis par l'entreprise. Les accords clairs et précis entre employeurs et travailleurs à propos du télétravail sont assez rares : seulement un tiers des entreprises a rédigé un règlement à ce propos et 1 sur 5 a négocié des accords portant sur les prestations à fournir. La situation est un peu meilleure pour les horaires flottants : 4 entreprises sur 10 prévoient en effet un cadre juridique – davantage dans les grandes sociétés que les PME, à nouveau.

"Pour que le travail flexible se passe bien et en confiance, de bons accords sont cruciaux, par exemple en fixant les résultats qu'on attend du personnel. Cela évite les malentendus et désaccords. Mais les employés eux-mêmes ont tout intérêt à fixer des balises avec leurs proches, par exemple leurs enfants, pour leur montrer quand on dispose ou pas du temps nécessaire pour être ou jouer avec eux. Les bons accords font les bons amis dit-on, ils permettent de se concentrer pleinement sur son boulot", conclut Valérie Denis.

* C'est ce qui ressort d'une enquête menée fin 2016 par un bureau d'études indépendant pour le compte de Tempo-Team auprès d'un échantillon représentatif de 1050 travailleurs et employeurs de Belgique. La marge d'erreur maximale de l'enquête est de 3,04 %.